Synology DSM 7.4 : IA privée, ChatPlus, Meet…

Synology a profité du Computex 2026 pour dévoiler sa nouvelle feuille de route autour de trois axes : nouvelle génération de DiskStation Manager orientée IA privée, refonte complète de sa plateforme de protection des données et l’élargissement de sa suite de productivité entreprise.

Synology DSM 74 annonce - Synology DSM 7.4 : IA privée, ChatPlus, Meet...

DSM 7.4 : IA privée

Alors que nous attendions DSM 8.0, c’est finalement DSM 7.4 qui devrait se profiler sous 2 semaines… La prochaine génération de DSM ne se présente plus comme un simple OS pour NAS. Synology le positionne clairement comme une plateforme de données intelligente, pensée pour faire tourner de l’IA entièrement chez vous, sans rien envoyer dans le Cloud.

Le principe est simple : vos données existantes, vos logs système et vos métriques deviennent une base de connaissances locale sur laquelle des agents IA peuvent travailler. Pour ça, Synology introduit DSM Agent, un agent natif capable d’orchestrer des tâches complexes en langage naturel. L’assistant IA de Synology Office s’appuie sur la même infrastructure. Les serveurs rack GPU (de Synology) les appliances IA dédiées gèrent l’inférence en local rien ne sort.

Pour les parcs de machines, Cluster Manager regroupe tous vos systèmes Synology sous une interface unique, avec gestion de la QoS, migration de charges de travail et politiques de protection centralisées. Le déploiement massif via Active Insight facilite le provisionnement sur plusieurs sites. Le tout est complété par un RBAC plus granulaire, un Centre des journaux repensé et une certification FIPS 140-3 en cours pour les environnements qui en ont besoin.

C’est aussi l’occasion de noter que Synology Drive et AI Console sont officiellement intégrés à cette roadmap IA, la brique AI Console, déjà disponible pour Office et MailPlus, continue donc d’évoluer.

ActiveProtect Manager 2.0

ActiveProtect Manager 2.0 a également annoncé lors du Computex. Pour rappel, il s’agit du système pour les boitiers DP. Il étend la couverture de sauvegarde à Azure VM, Amazon EC2, Nutanix AHV, Proxmox VE et Google Workspace, avec restauration multiplateforme, y compris de Cloud à Cloud. Les sauvegardes vers Azure Blob Storage sont également supportées.

Mais le plus intéressant est ailleurs. APM 2.0 intègre un moteur de détection d’anomalies basé sur du machine learning, qui analyse les versions historiques de sauvegarde pour repérer les comportements suspects : pics d’entropie (données aléatoires), suppressions massives, taux de changement anormal. Les fichiers douteux sont mis en quarantaine automatiquement. Si un point de restauration compromis est détecté, la fonction Auto Fallback revient d’elle-même à la dernière version saine. L’intégration avec des antivirus tiers complète le tout.

On passe d’une logique de restauration après l’incident, à une logique de détection et d’isolation avant que ça empire.

DSM - Synology DSM 7.4 : IA privée, ChatPlus, Meet...

ChatPlus, Meet et Bee Series

Synology Office intègre deux nouvelles plateformes : ChatPlus pour la messagerie d’entreprise et Meet pour la visioconférence, avec transcription et traduction IA, permissions granulaires et données 100 % en local. Rien de révolutionnaire sur le papier, mais ça comble un angle mort dans la suite Synology par rapport aux ténors du marché.

Côté grand public, la gamme BeeStation s’élargit avec BeeCamera pour la surveillance domestique et Synology Deep Search apporte une recherche locale par IA sur vos fichiers personnels sous macOS et Windows… sans Cloud.

En synthèse

Synology a fait du Computex 2026 une vitrine IA : DSM nouvelle génération embarque DSM Agent pour l’automatisation on-premise, tandis que Synology Drive et AI Console s’inscrivent pleinement dans cette roadmap.

Une grosse partie de DSM 7.4 sera donc autour de l’IA, à tous les niveaux de l’écosystème… Aucune information n’a en revanche été communiquée sur l’évolution du noyau Linux ou des composants système. La déduplication arriverait également sur disque dur, mais uniquement ceux de Synology.

ActiveProtect Manager 2.0 complète le tableau avec une détection d’anomalies par machine learning et un Auto Fallback automatique, faisant enfin passer la sauvegarde d’une logique réactive à une défense proactive. Les dates de disponibilité restent à confirmer.

  1. Toujours notre bon vieux noyau Linux et nos bons vieux processeurs !
    Ça sent les toiles d’araignées, d’une bonne vieille maison.

  2. Avec une majorité de CPU qui ont maintenant 7 ans ou plus … sans NPU
    –> état – Discontinued ===> Date de lancement – Q4’19

    https://www.intel.fr/content/www/fr/fr/products/sk...

    Un DSM avec une Kernel antédiluvien dont le support ne doit quasiment plus reposer que sur cette compagnie …

    on n’est pas sur une entreprise qui place le logiciel au coeur de sa stratégie

    1. Bonjour,

      Peut être que parfois privilégié la fiabilité avant la performance brute.
      On peu cité un exemple frappant de choix, le proc Intel 8086, il est sortie en 1978. Mais la NASA la choisi pour les ordinateurs de contrôle des navettes spatiales. Donc ils ont été utiliser sur tout la durée de vie des navettes. Cela montre bien qu’un équipement qui fait le taff et qui est correctement implémenté, le changer pour le changer n’est pas toujours pertinent.

      Après je suis d’accord que des fonctions d’IA sans un proc capables d’avoir un peut de puissance, cela risque de pas être très rapide. Après l’IA Syno n’est pas la pour généré des images de chaton qui joue au poker…

      Maintenant comme toujours, entre les annonces et la réalité il peut toujours avoir des différences, mais pour l’usage que j’ai des mes Syno en pro ou perso, c’est des annonces inintéressante.

      Bonne journée a tous.

      1. ton raisonnement n’explique pas le choix de rester sur un ancien kernel linux.

        D ailleurs DSM se basant sur Linux, Synology a (aurait?) l obligation de publier ses sources.

        1. Bonjour à tous,

          Je réponds rarement aux commentaires directement, mais pour la question des kernels, c’est un sujet que je vois assez souvent remonté de manière négative.

          En réalité, l’utilisation d’un kernel « ancien » n’est pas systématiquement indicateur d’un manque de sécurité, bien au contraire.

          L’avantage d’utiliser un kernel stable est justement qu’il est stable, et donc moins sujet à de potentiels problèmes techniques ou bugs. Il s’agit d’un aspect clé pour un appareil comme un NAS, où la stabilité des données est très importante. Cela nous permet de réduire les risques de perte de données pour nos utilisateurs.

          Un inconvénient d’utiliser un kernel plus ancien est l’absence de certains patchs de sécurité, ou la présence de failles non-résolules.
          C’est pour cela que nous réintroduisons des patchs de sécurité sur ces kernels afin de garantir leur sécurité (ce qu’on appelle un « backport »).

          En plus de ça, le kernel de DSM est fortement personnalisé afin de rajouter certaines fonctionnalités et retirer les fonctionnalités qui ne sont pas nécessaires dans un NAS, toujours pour garantir la sécurité.

          Un exemple intéressant et récent qui reflète, je trouve, assez bien l’avantage d’avoir un kernel stable : la faille « Copy Fail » qui a fait un peu de bruit récemment, et qui n’a pas affecté DSM, contrairement à d’autre fabricants.

          Voici l’artiche de Cachem à ce sujet : https://www.cachem.fr/failles-copy-fail-dirty-frag...

          Je reconnais bien évidemment qu’un kernel plus ancien peut parfois limiter les fonctionnalités disponible sur un NAS. Active Backup for Business, par exemple, ne pouvait pas sauvegarder certains appareils Linux car ceux-ci fonctionnaient sur une version de noyau plus récente.
          Cela peut également parfois entraîner des problèmes de compatibilité sur Container Manager si le conteneur requiert une version minimale du kernel plus élevée que celle du NAS.

          De manière générale, un NAS n’est pas un PC ou un serveur Linux classique. Considérer qu’il faut absolument le dernier kernel disponible sur son NAS n’a pas de sens. Il s’agira toujours d’un équilibre entre stabilité/sécurité et nouveautés/fonctionnalités.

          De notre côté, nous optons plutôt pour la première option, ce qui me paraît logique pour l’usage typiqe d’un NAS. D’autres constructeurs de NAS optent plutôt pour la deuxième option, c’est leur choix, il en faut pour tous les goûts !

          Quant aux considérations sur le fait que Synology « a l’obligation de publier ses sources », cela n’est pas vraiment correct. Le fait qu’un logiciel soit basé sur Linux ne veut pas forcément dire que tous les composants développés pour ce produit soient nécessairement open source.

          Nous respections bien nos engagements Open Source, et publions nos codes sources pour la partie sous GPL :
          https://archive.synology.com/download/ToolChain/Synology%20NAS%20GPL%20Source

        2. Tu as la réponse dans l’exemple de la NASA et un proc 8086.
          Le jeu des instructions n’as pas évolué non plus, mais le résultat attendu est au rendez-vous!

      2. alors oui mais, 2 réflexions

        1 – si le modèle est éprouvé et généralisé chez eux, alors les tarifs devraient être réduits.
        Surtout pour des CPU aussi anciens

        2 – je crois que la NASA avait en tête quelque chose de bien différent, la fiabilité, la robustesse dans les conditions d’utilisations extrêmes et finalement peu de contraintes au niveau performances

  3. Je veux juste un NAS actuel.
    J’ai pas demandé à avoir une autre machine.
    Je veux juste un NAS à jour. Si je veux faire de l’IA local je ne veux pas utiliser un NAS.
    Un NAS n’a pas besoin de faire autre chose qu’un NAS.

    C’est dingue de ne pas comprendre.

    1. « Un NAS n’a pas besoin de faire autre chose qu’un NAS. »
      Ce qui est dingue, ça me semble plutôt de pas expliquer. Tu peux le répéter 100 fois à plein d’endroits différents, si t’expliques pas pourquoi tu penses ça, ça n’en fera non seulement pas une vérité générale, mais en plus tu passes juste pour un religieux lobotomisé qui crie à longueur de tête que dieu est grand sans même savoir pourquoi. Probablement pour se convaincre lui-même parce qu’il a peur du changement plus que pour autre chose.

  4. Faire tourner une IA avec un proc ARM dual core de telephone portable et 4go de Ram Youhouuuu, bon courage

  5. C’est faux! Un NAS doit faire et fera de l’IA… Pour t’aider à comprendre, si tu le peux, que ta demande est obsolète.

  6. Bon les GJ…, j’ai 1 5090 dédié pour faire tourner mes IA locaux, 128Go DDR5, Full Nvme, CPU 16C-32T, 10GbE. Et même avec ça… Claude code déboite tout. Alors ne me parlez pas d’IA local.

    SynologyBashing ou pas, c’est une cata. Pas besoin d’avoir d’une machine handicapante qui veut se le jouer grand public en voulant surfer sur une mode. Par contre des NAS en fin de vie, un hardware catastrophique, des applications mobiles toutes dépassées (aussi bien Android qu’Apple), l’absence de renouvellement de gamme (coucou le RS1221+), les aller et retour de leur décision stratégique, leurs démons de vouloir verrouiller les références HDD/SSD…etc

    Et là ils veulent pondre une machine qui veut faire de l’IA ??!! Le projet c’est vendre des NPU Usb estampiller Synology ? Ils seront annoncés quand ?

    Ils devraient commencer par (re)faire des NAS pour des fonctions de NAS. Visiblement ils se sont trompés d’étage dans leur bureau de Taipei.

  7. Bonjour, une simple question… est ce que ces fonctionnalités peuvent alourdir DSM à l’exécution sans les utiliser… Sont elles désactivées par défaut ? Mon 718+ tourne comme une horloge avec DSM 7.3… j’hésite à faire la mise à jour au vu des fonctionnalités annoncées dont je n’ai pas besoin sur mon NAS qui n’est absolument pas dédié à ça. Bonne journée à tous, Vincent

    1. Hello,
      Tu n’auras pas le problème car les modèles x20 et moins ne seront pas compatible avec la 7.4.

  8. Un NAS reste un NAS, c’est principalement pour du stockage et avec une consommation électrique réduite.
    Si on veut faire de l’IA en local et des tâches complexes, faut se tourner vers un serveur.
    Je rejoins Fabrice.

  9. Bonjour,

    Je pense que DSM doit savoir faire de « l’ia » pour se moderniser. Exemple, savoir se défendre des attaques (L’idée d’APM je pense). Une nas reste un nas mais il doit savoir se moderniser afin de continuer a exister. Le reste est, a mon sens pas indispensable (Modèle LLM local…)

    1. Tout à fait @Alex, ça demande à savoir évoluer, et en être capable.
      Cependant on ne peut convaincre à mieux celui qui ne veut utiliser son NAS que pour du stockage.
      Pas de site ni de Portail web, pas de Docker, pas de Surveillance Vidéo, pas de domotique, pas de VM, pas de script python, PHP, html, du stockage rien d’autre.
      Non, une boîte à archive moderne avec une prise électrique. L’évolution ultime de 2026.

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