Asustor et la sécurité post-quantique (PQC)

Asustor déploie actuellement ADM 5.1. Parmi les nouveautés, une technologie attire particulièrement l’attention : le PQC (Post-Quantum Cryptography). Derrière ce terme se cache un renforcement important de la sécurité, conçu pour préparer dès aujourd’hui les systèmes aux attaques des futurs ordinateurs quantiques. Cette évolution s’inscrit dans la stratégie définie par le NIST (National Institute of Standards and Technology, États-Unis) pour contrer le risque dit du “harvest now, decrypt later”, c’est-à-dire la collecte de données chiffrées aujourd’hui, dans l’espoir de les déchiffrer plus tard avec des moyens de calcul plus puissants…

asustor PQC ready - Asustor et la sécurité post-quantique (PQC)

ADM 5.1 et PQC-Ready

Avec ADM 5.1, Asustor ajoute le chiffrement TLS 1.3 hybride post-quantique, combinant ML-KEM (Kyber) à un échange de clés classique. L’objectif est de rendre les sessions Web résistantes aux attaques différées, où un attaquant intercepterait le trafic aujourd’hui pour le déchiffrer demain. Cette intégration s’aligne sur la vague de normalisation du NIST (2024-2025) et cible un risque réel : la compromission des données stockées sur les NAS.

PQC-Ready : effet d’annonce ou vraie avancée ?

Ici, le bénéfice est immédiat et transparent. Si le navigateur utilisé prend en charge les suites hybrides, la connexion “quantum-resistant” est négociée automatiquement. L’interface ADM affiche alors le mode actif, permettant de vérifier que la session est bien sécurisée. Pour les transferts via HTTPS ou WebDAV, cette technologie réduit considérablement l’intérêt d’une interception réseau dans le but d’un déchiffrement ultérieur.

Cette mise à jour positionne les NAS Asustor parmi les plus proactifs en matière de sécurité. Elle renforce la protection des accès exposés à Internet, garantit la pérennité de la confidentialité des données et prépare les infrastructures à une transition en douceur vers le chiffrement post-quantique, à mesure que les navigateurs et bibliothèques TLS adoptent ces nouveaux standards. Le message est clair : sécuriser les flux dès aujourd’hui pour éviter les mauvaises surprises demain.

PQC activé par défaut

Il est important de noter que le chiffrement post-quantique est activé par défaut dans ADM 5.1. Aucune configuration particulière n’est requise : la protection s’applique automatiquement, sans intervention de l’utilisateur.

Compatibilité navigateur

Bonne nouvelle : si vous utilisez Chrome (et ses dérivés sous Chromium), Firefox ou Safari dans leurs versions récentes, vous bénéficiez déjà du support nécessaire. La négociation hybride se fera donc automatiquement lors de la connexion à votre NAS Asustor.

Et la concurrence ?

À ce jour, aucun concurrent majeur (Synology, QNAP, Ugreen, TerraMaster) n’a communiqué sur une compatibilité PQC. Cela ne signifie pas qu’ils ne le prennent pas en charge (cela dépend principalement de l’intégration de la bibliothèque TLS utilisée), mais en l’absence d’annonce officielle, il est probable qu’Asustor soit le premier à activer cette technologie par défaut.

En synthèse

Asustor ne se contente pas d’un simple effet d’annonce avec la cryptographie post-quantique (PQC). L’intégration de ML-KEM / Kyber dans un TLS hybride activé par défaut représente une véritable avancée vers des connexions plus sûres et résilientes face aux menaces futures.
Il s’agit d’une évolution cohérente avec le calendrier du NIST, que ce soit dans un contexte professionnel ou domestique.

  1. Comme qui dirait Deux ex Silicium « Si il y a le mot quantique dans quoi que ce soit, c’est une arnaque »

  2. Honnêtement, je préfère un renforcement de la sécurité meme si un poil trop prévenante et sans doute motivé par un besoin de communication plutôt que par les multiples développement logiciels autour de l’IA qui ne sert strictement a rien surtout sur des matos obsolètes (Coucou Synology)

  3. Dans ce cas, il n’y a pas d’arnaque, juste une anticipation. Les ordinateurs quantiques pourront casser les clefs actuelles s’ils sont vraiment au point. Les nouveaux algorithmes de chiffrement sont conçus pour ne pas être sensibles à ces méthodes de décryptage permises par les futurs ordinateurs « quantiques ».
    Si vous stockez encrypté pour 20 ans, ça peut vraiment être intéressant. Les autres suivront.

    1. « les futurs ordinateurs « quantiques » »
      Cela n’existe et n’existera pas.

      Il s’agit d’un périphérique piloté par un PC …
      Bref le nombre de conneries sur le terme « quantique » est bien présent aussi dans le petit monde de « l’informatique quantique ».

      Ce qui est risible pour les personnes ayant un minimum de bagage sur le sujet. Pour rappel le transistor est une réalisation possible par les recherches en physique quantique !

      => Arrêtez de vous faire manipuler, et évadez vous de votre cave/caverne de Platon !

    1. Pardon, mais vous ne faites que monter un épouvantail de ce que j’ai évoqué !

      « Il y a quelques années « l’IA n’arrivera pas » »
      Bien tenté comme sophisme mais cela ne fonctionne pas.

      => L’informatique depuis le transistor est quantique que vous le vouliez ou non.

      Le Qbit, c’est pas parce que des teuteuhs vous disent que c’est l’avenir que cela a une quelconque application exclusive dans le réel !

      Les gens aiment bien répéter comme des perroquets savants que cela permet/permettra de craquer des algos de chiffrement … comme si on avait besoin de cela …

      Parlons de vos liens et cherchons à vérifier si les interlocuteurs sont fiables et légitimes !

      M. Valentin Macheret n’est pas une référence au vu de son parcours :
      D’après son linkedin, il travaille pour M. Niel chez Scaleway et doit donc être considéré comme intéressé (biais) dans la mise en avant de « l’informatique quantique » sur l’aspect marketing et subventionné. D’ailleur dans le lien que vous fournissez, on peut retrouver « Le quantique chez Scaleway » … ah bah alors ?! C’est un article universitaire ou bien une pub (marketing) ?

      Extrait de son parcours :
      « EPITA: Ingénierie Informatique
      Ingénieur en informatique / Computer science (Sciences Cognitives et Informatique Avancée / Artificial Intelligence and Optimization) »
      1/ L’informatique n’est pas une science;
      La science s’intéresse seulement à la détermination empirique de la cause d’un phénomène naturel, via la méthode scientifique.
      2/ Sciences cognitives, je demande une citation d’un hypothèse scientifique valable dans ce domaine : ç-à-d.=> Enonciation du phénomène naturel observé, détermination de la variable indépendante, puis de la variable dépendante.
      Après on verra.
      Donc pour le moment, on a un profil classique d’un étudiant qui bien fait son perroquet savant, sans vraiment trop savoir si les dénominations et définitions dans son domain sont justifiées.

      => Bref des gros titres qui sentent bon le bullshit !

      Ensuite l’état de son projet « Kompil »
      https://www.societe.com/societe/kompil-910835958.h...
      Oups c’est KO depuis 2023 !
      C’est donc pour cela, le « pantouflage » à Scalway ?!

      Que doit on penser de cette article qui date de 04/06/24 … ne sommes nous pas le 24/10/25 ? … plus d’un an après, pas d’évolution ? pas de nouvel article sur l’état de l’informatique quantique en 2025 de la part de ce monsieur ?

      => Je ne veux pas enlever le pain de la bouche à ce monsieur. Mais personnellement, ses publications valent autant à mes yeux qu’un article wikipedia => bien pour apprendre des définitions, très mauvais sur les explications et démonstrations. Et surtout, très sujet au conflit d’intérêts.

      Passons à l’article de google …
      Encore un article de 2023 … vous n’avez rien de plus récent … je pensais qu’il s’agissait d’un domain INNOVANT ?!
      Première phrase : « Teams across Google are working hard to prepare the web for the migration to quantum-resistant cryptography. »
      Popopopowwww comme disent les jeunes !
      Un web dont la cryptographie utilisée ou mise en œuvre est résistante au « quantique » (on imagine qu’il s’agit toujours d’informatique quantique). Donc on a toujours pas d’industrialisation de l’informatique quantique, mais il faut penser déjà à s’en protéger ?!

      => Vous êtes sérieux ?
      Et de la part d’une société, Google, connue pour la longévité et la fiabilité de ses projets ?

      Merci pour ce grand moment de rigolade. Mais, malheureusement, vous êtes tombé sur une personne instruite en Science et en physique quantique, qui s’est spécialisé dans la dénonciation des pseudo-sciences. Pas de bol !

      1. Les ordinateurs quantiques existent bel et bien — mais ils en sont encore à un stade expérimental ou pré-commercial, pas encore utilisables à grande échelle comme les ordinateurs classiques.

        Des entreprises et laboratoires possèdent de vrais ordinateurs quantiques physiques, par exemple :
        IBM (avec IBM Quantum Experience, accessible en ligne), https://quantum.cloud.ibm.com/...
        Google (avec Sycamore) https://www.science-et-vie.com/technos-et-futur/google-realise-une-nouvelle-percee-avec-sa-puce-quantique-sycamore-181437.html

        Intel, Rigetti, IonQ, D-Wave, Pasqal, QuEra, etc.

        Ces machines utilisent différentes technologies (supraconducteurs, ions piégés, photons, atomes neutres…).

        Capacité actuelle
        Les plus avancés possèdent quelques centaines de qubits physiques (ex. : IBM Condor avec 1 121 qubits annoncés en 2023).

        Mais les qubits sont encore bruyants et instables, ce qui rend les calculs longs ou complexes très difficiles.

        On parle souvent de NISQ (Noisy Intermediate-Scale Quantum), c’est-à-dire une génération intermédiaire avant les ordinateurs quantiques pleinement « corrigés d’erreurs ».

        Tu peux tester un ordinateur quantique réel gratuitement via le cloud :

        IBM Quantum Platform

        Amazon Braket

        Microsoft Azure Quantum

        Les chercheurs travaillent à :

        augmenter le nombre de qubits fiables,

        améliorer la correction d’erreurs quantiques,

        et créer des algorithmes réellement utiles (chimie, cryptographie, optimisation…).

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