ORICO et ses 6 NAS (financement participatif en cours)

Après avoir teasé l’arrivée d’une nouvelle gamme de NAS en mars dernier, ORICO concrétise son projet via une campagne Kickstarter prometteuse. Avec près de 900 contributeurs déjà engagés, la marque chinoise entend bien concurrencer des acteurs établis du marché. Les premiers boitiers devraient arriver en septembre 2025…

ORICO NAS CyberData - ORICO et ses 6 NAS (financement participatif en cours)

ORICO et ses 6 NAS

C’est une campagne qui suscite l’attention dans le secteur du stockage personnel et semi-professionnel. ORICO, principalement connu pour ses solutions de stockage externe et ses hubs USB, passe à la vitesse supérieure. Baptisé ORICO Cyberdata, son projet de NAS s’articule autour de plusieurs produits complémentaires : NAS, dock GPU externe et baie d’extension. L’ensemble ambitionne de répondre à des usages variés, allant du stockage sécurisé à l’intelligence artificielle domestique, en passant par le transcodage vidéo accéléré.

Kickstarter

Lancée début juillet 2025, la campagne Kickstarter d’ORICO approche les 600 000 dollars collectés, grâce au soutien de près de 900 contributeurs. Si cela vous rappelle Ugreen, ce n’est peut-être pas un hasard… Les premiers modèles, proposés à partir de 349 $, devraient être livrés à la rentrée (septembre) de cette année.

Rappel de la gamme complète

Commençons pas un rappel des nouveaux NAS proposés.

CF500 : l’entrée de gamme

Le CF500 est un NAS équipé de 5 emplacements pour disques HDD/SSD et 2 emplacements pour SSD NVMe. Il repose sur un processeur Intel N150 Quad Core atteignant 3,6 GHz, épaulé par 8 Go de RAM DDR5 (extensible jusqu’à 32 Go).

Connectique :

  • 2 ports USB 2.0
  • 2 ports USB 3.2 Gen 2 (10 Gb/s)
  • 1 sortie audio-vidéo HDMI 2.0
  • 1 sortie DisplayPort 1.4
  • 1 port réseau 2,5 Gb/s

Prix : 349$

CF500 Pro : plus de puissance

Le CF500 Pro reprend la base du CF500 avec les mêmes emplacements de stockage, mais booste les performances avec un processeur Intel i3 N305 (8 cœurs, 3,8 GHz) et toujours 8 Go de RAM DDR5 (extensible à 32 Go).

L’autre amélioration de ce modèle, c’est l’ajout d’un port réseau 10 Gb/s.

Prix : 469$

CF6 : 100% SSD

Le CF6 est conçu exclusivement pour les SSD avec 6 emplacements au format M.2. ORICO ne précise pas s’il s’agit de SSD SATA ou NVMe, il est donc fort probable que ce soit du SATA. Sous le capot, on retrouve un Intel i3 N305, mais avec 16 Go de RAM DDR5 (extensible jusqu’à 64 Go).

Connectique :

  • Identique au CF500 Pro

Prix : 569$

CF56 : hybride

Le CF56 combine 5 emplacements pour disques HDD/SSD et 6 emplacements pour SSD M.2, offrant ainsi une solution hybride. Il est alimenté par un processeur Intel i3 N305, avec 16 Go de RAM DDR5 (extensible jusqu’à 64 Go).

Connectique :

  • Aucun changement par rapport au CF6

Prix : 599$

CF56 Pro : toujours plus

ORICO CF56 Pro - ORICO et ses 6 NAS (financement participatif en cours)

Le CF56 Pro reprend l’architecture du CF56, mais monte en gamme avec un processeur Intel i5 1240P (12 cœurs, 4,4 GHz) et 16 Go de RAM DDR5 (extensible jusqu’à 64 Go).

Connectique améliorée :

  • 2 ports USB 2.0
  • 2 ports USB 3.2 Gen 2 (10 Gb/s)
  • 2 ports USB 4.0
  • 1 sortie HDMI 2.1 (compatible 8K)
  • 1 sortie DisplayPort 1.4a (compatible 8K)
  • 2 ports réseau 10 Gb/s

Prix : 769$

CF1000 : le haut de gamme

Le CF1000 est le modèle le plus ambitieux de la gamme, avec 10 emplacements pour disques HDD/SSD et 2 emplacements pour SSD NVMe. Il est équipé du même Intel i5 1240P et des 16 Go de RAM DDR5 (extensibles jusqu’à 64 Go).

Connectique :

  • Identique au CF56 Pro

Prix : 899$

Architecture modulaire

L’approche modulaire d’ORICO fait toute la différence. En effet, le fabricant proprose des NAS robuste, mais également en option un dock GPU externe (GT550 et GT800), compatible avec les cartes NVIDIA RTX, permettant d’accélérer des tâches comme le rendu vidéo, le transcodage vidéo, ou l’IA (en local). Ces derniers ont la capacité de fonctionner en USB 4.0 (ou Thunderbolt 3).Vous l’aurez deviné, ce dock GPU ne pourra fonctionner qu’avec le CF56 Pro et CF1000.

Toujours plus de modularité avec deux autres modules, baptisés RAID Cabinet (HD8 et HD10), ajoute jusqu’à 5 baies de disques supplémentaires et supporte les configurations RAID 5/6/10. Les 2 fonctionnent sur un port USB4/Thunderbolt.

CyberData OS

Au cœur de l’écosystème ORICO, le CyberData OS joue un rôle central. Conçu sur une base Linux (système de fichier ZFS), ce système d’exploitation propriétaire vise à offrir une interface à la fois intuitive pour les utilisateurs débutants.. et suffisamment ouverte pour les profils plus techniques.

L’environnement prend en charge des fonctionnalités avancées telles que la virtualisation, la gestion de conteneurs Docker ou encore la synchronisation avec les principaux services cloud (Google Drive, Dropbox, OneDrive). L’interface Web, épurée et réactive, permet de configurer facilement les volumes RAID, gérer les utilisateurs ou encore superviser les performances du système. ORICO annonce également une compatibilité native avec des applications populaires comme Plex, Jellyfin, Home Assistant et Nextcloud. À cela s’ajoute une application mobile dédiée, permettant de surveiller l’état du NAS, de recevoir des alertes ou de lancer des tâches à distance. En somme, CyberData OS cherche à conjuguer simplicité d’usage et puissance fonctionnelle, dans une logique d’ouverture et d’évolutivité.

A noter que le fabricant offre la possibilité (officiellement) de mettre un autre système comme TrueNAS ou UnRAID par exemple.

Une offensive dans la lignée de Ugreen

Ce lancement n’est pas sans rappeler celui d’Ugreen NASync, dévoilé l’an dernier sur Kickstarter également. Les deux initiatives témoignent d’un glissement stratégique chez certains constructeurs chinois, traditionnellement focalisés sur les périphériques, qui investissent désormais des segments plus techniques et premium. Un pari osé, dans un marché dominé par Synology, QNAP ou encore Asustor, mais potentiellement rentable si la promesse de flexibilité et de puissance est tenue.

En synthèse

Avec Cyberdata, ORICO ambitionne de redéfinir le NAS domestique à l’ère de l’IA et de la création de contenu intensive. Modulaire, puissant et proposé à un tarif compétitif, le produit coche de nombreuses cases sur le papier. Reste à voir si les délais seront tenus et si les performances seront au rendez-vous dans des usages réels. Pour l’heure, l’engouement autour de cette campagne traduit une attente forte pour des solutions hybrides, mêlant stockage, calcul local et connectivité intelligente.

  1. La specs sheet du i3-n305 indique 16GB de RAM max, bizarre.
    Sinon j’ai un mini serveur avec un i3-n300, qui s’en approche, et j’en suis très content !

    Le full flash est intéressant… et pourrait aisément remplacer mon Syno dans qqs années.
    Mais vu la diff de prix de lancement VS commercial, 30€, je préfère largement attendre et remercier ceux qui vont essuyer les plâtres 😀
    Tant sur le software que sur le hardware.

    Par contre j’ai pas vraiment compris le « other nas OS support ».
    Ca veut dire qu’on peut installer n’importe quoi dessus à la place de « cyberdata OS » ?

    1. Voici ce que dit leur FAQ :

      Can I install third-party operating systems like TrueNAS or UnRAID?

      Yes — you can install TrueNAS, OpenMediaVault, or UnRAID on a separate SATA SSD without deleting CyberData OS. The systems can coexist without interference, and this will not void your warranty. Users can even boot into their preferred OS via BIOS.

      La FAQ sur Kickstarter donne aussi pas mal d’autres infos (le français est par exemple pris en charge dès le départ, nous avons aussi les dimensions des produits :

      CF56PRO/CF56 : 240(L)*201(W)*280(H)mm
      CF1000: 304(L)*268(W)*272(H)mm
      CF500/CF500PRO: 240(L)*201(W)*280(H)mm
      CF6: 197(L)*88(W)×198(H)mm

      etc.)

      Les specs hardware sont plutôt bonnes, plutôt bien placé niveau prix, reste bien évidemment l’inconnue de l’OS, qui va demander du temps avant d’atteindre sa maturité (face à Syno, Qnap, et consorts) sans compter les gages de sérieux à fortement donner venant d’OS proprios chinois, même si basés sur Linux. (d’où je suppose cette possibilité d’installer d’autres OS, comme pour Ugreen).

      On sent bien, avec ce nouveau venu chinois qui n’est pas un inconnu (j’ai quelques boitiers Orico pour des SSD externes) une vague de fond venir où les acteurs établis risquent de perdre des parts de marchés à moyen terme, en premier lieu sur le marché grand public et prosumer.

  2. ah, d’après ce que je perçois sur la photo de l’article, toujours le « barrel jack » pour l’alimentation externe, le truc qui se débranche tout seul lorsque l’on tire sur la baie, et que le câble d’alimentation est coincé… comme chez Syno, avec la câble et connecteur à 4 broches…
    Ce connecteur peut être remplacé par un barrel jack à baïonnette, qui sécurise la connexion… au risque de perdre la garantie de la baie.

  3. hello,

    en fait Orico concurrence plutôt Ugreen que Asustor ou Qnap 🙂
    je parle pas de Synology qui est OUT sur du NAS de particulier 🙁

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